En bref mars 2022

Méli-mélo de romans : une enquête pleine de fantaisie, un thriller et des espions ! Bonnes lectures de printemps !


Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette : les Fantômes de Bruges

Je ne présente plus Nadine Monfils, ce n’est pas utile ! On lui doit, outre la série des Folles enquêtes de Magritte et Georgette, Le Rêve d’un fou, Fleuve éditions en 2019 et Le Souffleur de nuages, Fleuve éditions en 2020. Mais elle a écrit tant d’autres romans, des pièces de théâtre et même réalisé un court et un long métrage.

Les voici de nouveau, Magritte et Georgette ! On se souvient de leurs enquêtes précédentes – Nom d’une pipe ! etÀ Knokke-le-Zoute ! qui nous avait permis de rencontrer ce couple belge amusant, futé et si sympathique.

Cette fois-ci, c’est une femme de ménage, Carmen, qui vient les alerter, complètement paniquée, alors que Magritte et Georgette viennent d’entendre des coups de feu alors qu’ils allaient se mettre au lit… Mais, au diable les pyjamas, il faut aller enquêter et aider cette pauvre Carmen. Elle est employée depuis peu par le comte de Rodenbach qui habite au bout de la rue, un vieux bourru pas très causant qui venait justement de l’appeler pour la prévenir de ne pas venir la semaine suivante : il avait oublié de la prévenir qu’il partait en voyage.

Mais Carmen s’est affolée car elle a entendu un grand cri provenant, elle en est sûre, du vieil homme. Elle va donc illico presto chez lui et le découvre mort. En plus, un tableau de Magritte a disparu ! La police est prévenue, se rend sur les lieux, et… rien. Pas de cadavre. Pas de tableau disparu. Aucun indice que quelque chose de suspect a eu lieu dans la maison du comte. Ça, c’est ce que dit la police, mais ça ne fait qu’inciter René et Georgette à fouiner par eux-mêmes…

C’est un roman allègre et charmant, qu’on lit avec le plaisir de se laisser mener de main de maître par le bout du nez. Et puis la Belgique quoi ! C’est toujours le même plaisir du décalage subtil d’avec la France, comme une sœur qui aurait placé la fantaisie et l’humour au coeur de son ADN.

Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette : les Fantômes de Bruges, de Nadine Monfils
Éditions Robert Laffont, collection La Bête Noire, 252 pages, février 2022.


La Danse du Gorille de Sandrone Dazieri

On connaît déjà Sandrone Dazieri : il a écrit Tu tueras le Père qui a été élu meilleur thriller de l’année 2014 par Il Corriere della Sera, Tu tueras l’Ange et Tu tueras le Roi, tous publiés chez Robert Laffont.

Sandrone est chasseur de primes, et un des meilleurs. On l’appelle le Gorille, ça se passe de commentaires, je crois. Cependant, le Gorille est à double fond, car il souffre de schizophrénie et une autre voix dans sa tête, qu’il appelle l’Associé, lui souffle de commettre des actes parfaitement répréhensibles, même pour un gorille, même pour un chasseur de primes. C’est dire ! Et d’ailleurs, le Gorille s’est mis au repos et a même décidé de quitter cette profession. Il faut dire qu’il a reçu une balle dans la tête lors de sa dernière mission.

Seulement voilà, on ne prend pas sa retraite si facilement ! Il va falloir reprendre du service pour enquêter sur la mort hautement suspecte d’un ancien ami. Il serait mort dans l’incendie d’un hangar, oui mais ce hangar servait à son fils Mauro de clinique clandestine pour tout ce que Milan compte de laissés pour compte et de marginaux.

Les choses se révèlent plus complexes qu’elles n’en avaient l’air et l’Associé réclame bien vite sa part de sang d’autant que Milan est une ville où le sordide, la corruption et la mafia font bon ménage. Pas facile de garder les idées claires et la tête froide. Le Gorille va devoir faire face à ce qu’il ne maîtrise pas…

On n’oublie pas facilement les Sandrone, l’auteur et le personnage, hanté par cette voix persuasive et complètement dingue.

La Danse du Gorille de Sandrone Dazieri, Editions Robert Laffont, Collection La Bête Noire
Traduit de l’italien par Delphine Gachet, 326 pages, février 2022


Service Action de Victor K.

Le Bureau des Légendes, vous vous souvenez ? Eh bien, nous y plongeons avec ce roman, et plus précisément au sein du Service Action, unité spéciale de la D.G.S.E. spécialiste des opérations clandestines, barbouzeries et autres missions hautement illégales et c’est Victor K., ancien de la D.G.S.E. qui nous en parle.

Coralie Desnoyers alias Athéna (qui est une banquière d’affaire supposée appelée Philippine Saint-Clair ou encore Sabine Monteil, technicienne de surface) est récompensée de son héroïsme (elle a sauvé le Président « Jupiter » d’un attentat terroriste en tuant son assaillant lors d’un voyage présidentiel à Beyrouth en août 2020) en étant propulsée à la tête du Service Action qui vient de subir deux échecs cuisants qui n’ont fait qu’aviver les tensions et la paranoïa au sein des équipes. Et puis c’est une jeune femme, dans un monde masculin, et se faire accepter et respecter n’est pas si facile pour elle, d’autant qu’elle doit faire face à une périlleuse mission dont l’échec serait plus qu’une catastrophe : elle doit venir à bout et neutraliser « Cible Sierra », l’éminence grise des populistes européens qui menacent l’imminente élection présidentielle française.

Coralie sera-t-elle la personne en qui le président a eu raison de placer toute sa confiance ? Rien n’est moins sûr car Coralie cache une vie secrète qui la terrasserait si elle était révélée…

C’est amusant de voir la coïncidence avec notre actualité politique, et les rouages du Service Action, vu de l’intérieur, sont à la fois fascinants et effrayants.

Service Action de Victor K., Éditions Robert Laffont, Collection La Bête Noire, 336 pages, janvier 2022


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