En bref : juin 2021

Ah, les beaux jours !

Quelques titres épars, pour s’installer au soleil et chercher la clé de crimes et mystères en tous genres.

Knokke-le-Zout, Tokyo, la Caroline du Nord… Embarquez-vous donc !


Le Nouveau de Keigo Higashino

Keigo Higashino est un romancier japonais, spécialiste du roman policier. Il a écrit, entre autres, la Fleur de l’illusion, Actes Sud collection Actes noirs en 2016 et Les Doigts rouges, chez le même éditeur, en 2018, où nous avons déjà fait la connaissance de Kaga Kyōichirō : Kaga, c’est un mélange d’Hercule Poirot, de Columbo et de Sherlock Holmes, malin, rusé, qui excelle à jauger les âmes et à sonder les coeurs, avec un sens du détail extrêmement précis qui lui permet de déduire la vérité bien vite.

Un crime a été commis : une femme, qui avait récemment emménagé dans ce quartier de Tokyo, mère et récemment divorcée, dans la quarantaine.

Elle était avenante, d’un abord aimable et facile et plusieurs commerçants, habitant ce même quartier, la connaissaient et avaient échangé quelques mots avec elle.

Un nouveau dans le commissariat de Nihonbashi, Kaga Kyōichirō, enquête et ses méthodes sont inhabituelles, reposant non pas sur des interrogatoires serrés et des gardes à vue, mais sur des conversations qui lui permettent de cerner ce qui paraît être de petits détails en réalité absolument cruciaux pour qui en comprend l’importance et la signification.

Une gaufre fourrée au wasabi, une pendule à plusieurs faces, un chien qui hésite sur la route à suivre lors de sa promenade, des baguettes laquées de belle facture, une paire de ciseaux neufs et de qualité, une toupie, par exemple, vont le mettre sur la piste de la vérité aussi bien que les observations qu’il fait sur les gens et dont il tire des déductions sans ambiguïtés.

C’est une sorte de Poirot nippon, en moins imbu de lui-même, mais dont les petites cellules grises sont aussi actives et productives. Et il faut bien qu’elles le soient car le criminel n’a laissé aucun indice derrière lui ! Il ne semble y avoir absolument aucun mobile à ce crime.

La vie de ce quartier commerçant plutôt modeste de Tokyo est admirablement décrite : on observe les rapports familiaux, les liens entre les gens, le mode de vie japonais, le poids des traditions et la modernité contre laquelle on ne peut aller.

Kaga révèle les gens à eux-mêmes, bien souvent, agissant comme un confesseur qui leur permet d’exprimer ce qu’ils taisent par peur ou par honte et la résolution du mystère importe moins que l’exploration de la psyché des habitants du quartier qu’il aura permis.

Le Nouveau de Keigo Higashino, Editions Actes Sud, collection Actes noirs
Traduit du japonais par Sophie Refle, 336 pages, juin 2021.


Les folles enquêtes de Magritte et Georgette à Knokke-le-Zout de Nadine Monfils

Nadine Monfils est une auteure, scénariste et réalisatrice belge qui a écrit déjà près de quatre-vingt romans et polars à succès, dont Babylone Dream, paru chez Belfond , qui a obtenu le prix coup de coeur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac.

C’est les vacances et les époux Magritte se détendent, an compagnie de Jackie, leur loulou de Poméranie, sur la plage de Knokke-le-Zout…

Seulement, voilà, pas de vacances pour notre trio fantaisiste car Jackie trouve une main dans le sable, encore tout à fait attachée à un cadavre qui mangeait il y a peu à la table voisine de celle de Georgette et Magritte à l’hôtel !

C’est un crime, à n’en pas douter, et donc une nouvelle occasion de conjuguer humour et déductions très subtiles pour retrouver le coupable. C’est la fin des vacances, certes, mais le début d’une nouvelle aventure et c’est encore mieux !

Les folles enquêtes de Magritte et Georgette à Knokke-le-Zout de Nadine Monfils
Editions Robert Laffont, collection La Bête Noire, 288 pages, juin 2021


La Mort sans visage de Kathy Reichs

Kathy Reichs est anthropologue judiciaire et professeur à l’université de Charlotte, en Caroline du Nord, qui est aussi le cadre de ses romans dont Temperance Brennant est l’héroïne. Kathy Reig=chs est aussi la productrice et co-scénariste de la série télévisée Bones.

L’anthropologue judiciaire Temperance Brennan revient avec sa dix-neuvième enquête, et pas la plus facile car elle est à peine sortie de convalescence et son opération pour un anévrisme au cerveau lui a laissé des séquelles embarrassantes – hallucinations, migraines, cauchemars – et elle a du mal à se sentir aussi sûre d’elle qu’elle l’était avant la chirurgie. Elle ne peut plus se faire confiance comme elle le faisait et elle doit apprendre à masquer ses doutes et ses angoisses.

C’est une battante, cependant, malgré ses troubles et sa nouvelle patronne qui la déteste et fait de son mieux pour lui nuire, elle va chercher à trouver l’identité d’un corps privé de ses mains et de son visage. Exactement comme les images qu’elle reçoit par texto sans savoir qui les lui envoie.

Heureusement qu’elle peut compter sur des alliés et sur les outils les plus modernes de l’investigation médico-légale pour l’aider, car, décidément, Temperance n’est plus elle-même et cette enquête qui fait resurgir le nom d’un enfant disparu depuis longtemps est aussi tordue qu’éprouvante. Même pour Tempe.

La Mort sans visage de Kathy Reichs, Editions Robert Laffont
Traduit de l’anglais par Dominique Haas et Stéphanie Leigniel


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