PLUS DE MORTS QUE DE VIVANTS de Guillaume Guéraut

Publié par Girl le 24/05/2017


Résumé

Certains élèves venaient en pleine forme et d’autres restaient chez eux car la grippe ne les avaient pas loupés. Huit heures du matin, début de cette dernière journée de cours avant les vacances d’hiver tant attendue par les occupants du collège de Rosa Park. Tous étaient en train de raconter leurs projets de vacances, de sauter d’un pied sur l’autre pour ne pas geler sur place, enfin bref… Tous se croyaient déjà en vacances.

Des petits boutons, un saignement, personne ne remarque l’apparition de ces petits éléments sur leurs camarades jusqu’à ce qu’ils commencent à perdre leurs dents et leurs cheveux, jusqu’à ce qu’ils vomissent du sang et des glaires, jusqu’à ce qu’ils soient emmenés, morts, sur une civière, jusqu’à ce que leurs cris déchirent l’air,  jusqu’à ce qu’ils pleurent en voyant  la mort proche.
Cette terrible tragédie ne s’arrête pas et personnes ne sait qu’un dangereux virus s’était infiltré et circuler librement dans les couloirs infectant toute personne se trouvant sur son passage.

Qui en sortira vivant ?


Extrait

« Munoz, le prof d’espagnol des 4èmes A, apparut dans un angle de la cour. Il se dirigea vers la grosse Anouk et l’appela et lui fit signe de rentrer. Mais elle ne le calcula pas. Elle se gratta violemment les joues et la gorge et les seins et le ventre. […] ce matin, quelque chose ne fonctionnait plus. Au milieu de la cour, dans l’air glacé, son ventre semblait être devenu autre chose.  Quelque chose de pas normal. Son ventre était bleu. Marbré de violet. Quelque chose de grave. Son ventre palpitait. Comme sous une pluie de coups de poings. Quelque chose d’épouvantable. Son ventre avait pris des proportions démesurées. Enflé comme une outre dont le cuir se craquelait. Surpassant tous les surnoms dont on l’affublait. Un tonneau surdimensionné prêt à éclater. “Anouk !” cria Munoz
– Il se passe quelque chose ! dit Matt avant que Fortin ne sévisse.
De la panique et de l’urgence dans sa voix. Alors tous les 3ème D se levèrent et se précipitèrent aussitôt vers les fenêtres. Même le prof de physique.
La grosse Anouk au milieu de la cour. Son hideux ventre bleu. Son visage congestionné. Elle joignit les mains et tomba à genoux. D’un bloc. Sur le béton gelé. Si brutalement que ses deux rotules se brisèrent. Et elle vomit en hurlant. Elle vomit des seaux de corn-flakes et de lait caillé en hurlant. Elle vomit un déluge de chips et de suc gastriques en hurlant. Elle vomit des tombereaux de choses méconnaissables aussi épaisses et visqueuses que de la glaise. Et du sang. Et quelque chose ressemblant à du charbon. En hurlant. Alors que Munoz se précipitait vers elle. Alors que Matt se mordait les lèvres. Alors que Nino écarquillait les yeux. Alors que Cess et Julie s’attrapaient les mains. Alors que Fab se grattait les poignets et le bras et le creux des coudes. Alors que Fortin ouvrait une fenêtre et que les sirènes du SAMU bombardaient le ciel en déchirant le froid. » (p 43-44-45)

Virus


Mon avis sur ce livre

J’ai bien aimé ce roman car même si les événements sont un peu effrayants, je trouve que l’histoire est bien développée. Guillaume Guéraud nous décrit certaines morts mais pas toutes car sinon ça rendrait le roman trop répétitif.

Je trouve que le fait d’avoir mis des échanges téléphoniques dans ce roman est une très bonne idée car ce n’est pas le narrateur qui nous apprend, par exemple, la mort des élèves et donc on peut s’imaginer la réaction du principal du collège et des parents.

Matt est mort d’une façon étrange car ce n’est pas le virus mais des policiers qui l’ont tué. J’ai aimé ce passage qui était assez triste.
J’ai aimé le style d’écriture que l’écrivain emploie même si c’est un peu familier car il écrit (surtout les échanges téléphoniques) de la même façon que parleraient les adolescent. J’ai trouvé intéressant que l’auteur alterne différentes formes de récit : journal, radio, SMS, dialogues, etc…

Ce livre est très émouvant car les morts s’enchaînent et beaucoups de personnes attachantes en font partie. La mort de Charlotte, la petite copine de Matt, ne m’a pas particulièrement touchée, mais c’est plutôt la réaction de Matt, il ne s’en remettait pas et continuait à crier, crier et crier. Il mourra peu de temps après en ouvrant une fenêtre et en sautant dans la rue qui était pleine de policiers dont l’ordre était de tirer si jamais une quelconque personne venait à sortir du bâtiment.

À vrai dire, je ne pense pas avoir d’avis négatif sur ce roman si ce n’est sur le fait que les évènements s’enchaînent un peu trop rapidement.


Biographie de l’auteur

Guillaume Guéraud, né le 30 Janvier 1972 à Bordeaux, est devenu un écrivain français à 24 ans.  Avant, il travaillait sur des études de journalisme, puis dans divers quotidiens régionaux. C’est aussi l’auteur du roman policier Affreux qui a remporté le prix Fnac des jeunes lecteurs en 2004. Ses personnages principaux sont souvent des anti-héros vivant dans un milieu défavorisé. Voici quelques-unes de ses œuvres : Barbe verteDuel dans la valléeBaignade surveilléChiens écrasé.


Musique dans le livre :

Sabi Perla – La guitare triste


PLUS DE MORTS QUE DE VIVANTS – Guillaume Guéraud – éditions du Rouergue – 250 p. mars 2015

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